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Tapisserie d’Aubusson de Jean Lurçat “Papillons de nuit” tissée par l’atelier TABARD Frères et Sœurs

Tapisserie d’Aubusson de Jean Lurçat “Papillons de nuit” tissée par l’atelier TABARD Frères et Sœurs

Titre : Papillons de nuit

Artiste : Jean Lurçat
Dimensions 123 x 195 cm
Matière : laine
Date : XXe siècle
Origine : Tissé par l’atelier TABARD Frères et Sœurs, France

 

Jean Lurçat est un peintre, céramiste et créateur de tapisserie français.
Il doit principalement sa notoriété à ses travaux de tapisserie dont il rénova en profondeur le langage.
Après des études en sciences naturelles, il décide d’abandonner la carrière médicale et part pour Paris. Il y fréquente l’École des beaux-arts, puis entre à l’Académie Colarossi, rue de la Grande-Chaumière, où il devient l’élève du graveur Bernard Naudin. L’année suivante, il fonde la revue “Les feuilles de mai”, à laquelle collaborent Bourdelle, Elie Faure, Vildrac, Rilke… Ses premières tapisseries sont exécutées au point sur canevas (1915-1932). C’est en 1933 que sont réalisées ses premières oeuvres sur un métier en basse lisse, dans l’atelier d’Aubusson pour L’Orage, en haute lisse aux Gobelins pour Les Illusions d’Icare.
En 1937, il découvre la tenture de l’Apocalypse d’Angers: ç’ est, pour lui, une révélation esthétique et technique. Il crée ainsi le carton à couleurs non plus peintes mais numérotées et limitées en nombre, révolution technique qui devait entraîner une révolution commerciale ; le temps d’exécution est ainsi réduit, mais le travail du lissier devient purement mécanique.
La guerre de 1940 l’ oriente vers des sujets engagés : Es la verdad (1942) et Liberté (1943, d’après le poème d’Eluard) sont tissées clandestinement à Aubusson. Puis il travaille à des oeuvres monumentales aussi bien pour les églises (Assy, 1947, Tapisserie de l’Apocalypse ) que pour des édifices publics (musée du vin à Beaune, 1947).
C’est en 1957 que commence à Aubusson la mise au métier de cette tenture gigantesque, en dix panneaux, intitulée Le Chant du monde. Elle illustre sur quatre-vingts mètres de long les angoisses et les espérances de l’homme à l’ère atomique, la “poésie” étant la réponse ultime, optimiste et victorieuse aux agressions diverses représentées essentiellement par L’Homme d’Hiroshima .

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